vanille de madagascar: entre mythe et réalité

La vanille de Madagascar était il y a encore quelques années le label premium de la seconde épice la plus chère au monde. Bien que la fleur soit originaire du Mexique, elle n’avait jamais pu être pollénisée pour laisser place à la gousse tant prisée. C’est au cours du XIXe siècle qu’un esclave découvre la technique sur l’île de la Réunion. En cassant le bulbe de la fleur, il réussit à réaliser la technique faisant émerger la gousse au coeur de la fleur.

La vanille bourbon est née. En peu de temps, les colons français colonisent le sol malgache avec l’orchidée. Le nord-est de l’île (la SAVA) voit des milliers d’hectares de plantations évoluer en pleine nature.

En une traînée de poudre, la vanille de Madagascar devient la place boursière agricole de l’arôme tant convoité. D’une simple récolte annuelle aux casseroles des grands chefs français, le fruit du vanillier inspire en cuisine gastronomique.

Alors comment l’île Rouge s’est retrouvé piéger par son propre business en seulement cinq ans?

La vanille de Madagascar: une qualité remise en question

La vanille de Madagascar fut jadis la plus prisée au monde. Une qualité inestimable, une saveur exquise et des gousses généreusement grosse. Mais en un rien de temps, tout a volé en éclat. En effet, le fruit du vanillier ne peut être récolté sur de grosses étendues sur le globe. Les conditions de production répondent à un besoin d’ombre persistant et une certaine humidité. De plus, la récolte intervient uniquement par la main de l’homme. Des facteurs qui nécessitent toujours plus de besoin.

Ce marché porteur et l’envolée du prix de l’épice multiplié par dix ont mis à rude épreuve la gousse de vanille de Madagascar. Le kilo frôle les 1000 euros pour le moment.

Et c’est exactement cet El Dorado dont est victime l’île aux lémuriens. En peu de temps, cette convoitise controversée à laisser place au brigandage. Les parcelles dépouillées de leur récolte ont développé la violence et les tensions sur l’île.

Pour contre attaquer et continuer à vendre, les planteurs doivent désormais faire appel à des services de sécurité privé. Tous ces éléments ont drastiquement fait flamber les prix. Car la demande mondiale est plus forte que la production. Et dans la majorité des cas, les gousses de vanille de Madagascar ont déjà preneur à peine arriver à maturation.

Par peur du vol, beaucoup de planteurs décident donc de récolter avant le terme final. Du coup, la qualité chute et le marché noir dévoile les revers d’une économie dont les fruits ne sont plus porteurs d’avenir.

L’émergence de la concurrence au niveau mondial

Face à ces désagréments, les acheteurs de vanille se détourne progressivement de la vanille de Madagascar. L’or malgache n’a plus autant la côte. Les nouvelles terres de prédilection de la gousse sont la Polynésie et le Costa Rica. Deux terres connues pour le respect de la nature et l’éco-tourisme.

Considéré comme un produit de luxe, la vanille est exigeante. Les clients potentiels ne transigent pas sur la qualité. Destinée à agrémenter des desserts et pâtisseries nobles, la vanille est un ingrédient coûteux. En supermarché, la qualité moyenne se vend autour de huit euros les 4 grammes. Alors que pensez de la best quality réservée aux grandes tables?

Car si la vanille est présente en masse dans les glaces et les yaourt, ne vous détrompez pas. Il ne s’agit en aucun cas de celle que nous mentionnons mais d’arômes de synthèse.

En perdant progressivement sa jovialité, la vanille de Madagascar perd de l’influence et devient victime de ses propres maux.

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