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Miel marocain : un trésor à préserver à tout prix

Tout comme la France, le Maroc est une terre de miel. Climat ensoleillé, nature resplendissante et végétation abondante au cœur de l’Atlas sont des atouts remarquables qui donne au miel marocain toute sa pureté.

Utilisé depuis des générations dans la cuisine, la pâtisserie ou pour ses vertus médicinales, le miel du Maroc est reconnu pour sa qualité et sa délicatesse. Très prisé dans le marché intérieur, Pause au Natur’Elle commercialise pour l’instant 3 gammes de miel que vous retrouverez au cœur de nos fiches produits.

Miel maroc : un produit agricole au cœur du développement durable

Dans les régions du Haut Atlas subsistent encore de petits « el dorado mellifères » où les habitants vivent au rythme de la nature. Le relief local semble faire renaître de petites oasis où l’arganeraie forme un rempart naturel contre la désertification. Cet équilibre précaire laisse place à une biodiversité florale propice à l’émancipation de l’abeille jaune saharienne.

 Inzerki : le fief local de la production de miel du Maroc

 

Petite localité située à 80 km d’Agadir, Inzerki est connu comme la route des miels au Maroc. Bien qu’il n’existe pas à proprement parler de label « miel Maroc », l’apiculture dans cette région est un héritage qui se transmet de père en fils. Là-bas, la réputation des ruchers est différente de l’hexagone. Tout repose sur le bouche à oreille et sur la dégustation sur place. En effet, les hôtes sont conviés à déguster à l’aide de pain d’orge les diverses productions de miel et de amlou marocain.

Ces traditions ont perduré jusqu’à nos jours même si le miel se fait plus rare en ces temps difficiles.

Néanmoins, le village d’Inzerki a connu son âge d’or. C’est d’ailleurs au cœur de cette terre que subsiste le plus grand rûcher collectif au monde laissé à l’abandon dans les années 1995.

Les causes de cette déchéance s’expliquent par :

  • Un fort exode rural des populations vers les métropoles marocaines et l’étranger.
  • Une terrible sécheresse qui a provoqué de fort dommage sur la faune locale pendant près de 10 années.
  • Une production mellifère moins conséquente d’année en année.

Malgré ces désagréments, les apiculteurs locaux suivent la tradition en fabriquant eux-mêmes leurs ruches traditionnelles à partir de roseaux. Même si les ruches contemporaines rectangulaires commencent à s’imposer chez la nouvelle génération.

Liste du miel marocain présents dans la région de Souss Massa Drâa  

 

Les marocains dans leurs croyances religieuses ont un respect inestimable pour les êtres pollinisateur et le fruit de leur travail.

D’ailleurs, cette coutume et ce message fort vient tout bonnement d’une recommandation Divine. A ce sujet, le Coran dans la sourate « les Abeilles » (verset 68 et 69) dit :

[Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : “Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font.

Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent.

Nos miels marocains lorsque nous pouvons nous en procurer viennent essentiellement de cette région. Les locaux s’en servent pour la gastronomie, à but thérapeutique ou pour panser les plaies.

Voici en l’occurrence, les plus reconnus :

  • Thym
  • Daghmous (euphorbe, miel de cactus)
  • Caroubier
  • Oranger
  • Arganier

 Va-t-on vers une explosion du prix du miel au Maroc ?

 

Produit authentique et de terroir tout comme l’huile d’argan comestible, le prix du miel marocain ne cesse de flambée d’année en année. Et ce constat résulte de la difficulté à répondre à la demande ainsi qu’à la rareté persistante de la production.

Du coup, le miel maroc tend à devenir un produit de luxe dans le futur. Ceci est donc la norme et le raisonnement rationnel qui va de soi.

En revanche, ne soyez pas dupes ! A l’heure actuelle et notamment en France, nous constatons que le miel inonde le marché à des prix très compétitifs. En effet, le miel est au centre de toutes les fraudes inimaginables. Beaucoup d’intermédiaires jouent sur le flou des étiquettes. L’exemple le plus connu est la frontière entre « miel de l’Union Européenne et hors Union Européenne » qui renvoie à la médiocre qualité chinoise.

Aujourd’hui, des pratiques trompeuses comme les abeilles nourries au glucose sont malheureusement courantes. Alors que pensait de la qualité « miel maroc » ?

Préoccupés par leur production, les apiculteurs marocains n’ont pas forcément les moyens d’investir dans les analyses et le design. Fort heureusement, les marocains en connaissent un rayon sur la qualité qui fait partie de leurs mœurs et de leurs pratiques culinaires.

Dans la région de Souss, l’ensoleillement quasi quotidien et l’altitude idéale sont deux critères propices à l’abondance de fleurs apicoles. Ainsi, l’avenir du miel marocain passera par la préservation  et la gestion de la flore locale qui va de pair avec l’élevage caprin. C’est donc cet espace vital pour les butineuses qui sera au cœur de la sauvegarde de la production mellifère pour l’avenir.

Pour l’heure, le miel du Maroc est cher et traduit toutes les préoccupations et évolutions que nous venons de vous exposer.